Voir les passants - Jean-Louis BORY : Ou Les miettes célibataires

Language: français.Country: France.Publication: France, 128, avenue du Maréchal - De Lattre de Tassigny - 77 - Lagny : GallimardISBN: 2072058988.Abstract: « Ma mémoire est un ramasse-miettes », écrivait Jean-Louis Bory dans son roman "Usé par la mer". Et ces miettes sont « célibataires », parce qu’elles sont comme les morceaux d’un puzzle qu’il serait impossible d’assembler. Elles ne s’emboîtent pas les unes dans les autres. Elles sont condamnées à rester isolées. En apparence. Félicité, dite Vieux Bonheur, qui vend des alpenstocks ; Clara Cerise, chanteuse collabo qui se retrouve nue, une nuit, sur les berges de la Seine ; François Mobillard, l’évadé que la nature fraternelle et complice prend par la main pour le conduire vers la liberté et la mort ; Madeleine Robert qui, avant d’être déportée, aimait Fernand, lequel était aimé aussi d’un certain Émile ; Gertrude, la petite Alsacienne, qui n’a pas de sapin de Noël parce que la forêt est minée ; Jojo de la Bastille, qui vole la place d’un autre, dans une évasion ; Monsieur Chesne qui, à l’heure de la mort, se trouve rejeté de sa femme à sa maîtresse, et de sa maîtresse à sa femme ; et l’inconnue, qui profite d’un jour de brouillard, place de la Concorde, pour fuir l’auto conjugale ; et tant d’autres... ils n’ont rien de commun, en apparence. Mais l’air du temps les lie, les rend solidaires. À travers toutes ces histoires, passe l’Histoire. Ce soldat de 1940, qui trouve la mort en 1964, en voiture, on ne saurait imaginer de destin plus individuel. Pourtant, il appartient doublement à notre temps, celui de la destruction, et celui de la consommation. Ces vies, qui sont un écho des nôtres, sont racontées avec la verve et la sensibilité de Jean-Louis Bory..Subject: Souvenirs Déportation Gay
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Livre ExAequo - Reims
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« Ma mémoire est un ramasse-miettes », écrivait Jean-Louis Bory dans son roman "Usé par la mer". Et ces miettes sont « célibataires », parce qu’elles sont comme les morceaux d’un puzzle qu’il serait impossible d’assembler. Elles ne s’emboîtent pas les unes dans les autres. Elles sont condamnées à rester isolées. En apparence. Félicité, dite Vieux Bonheur, qui vend des alpenstocks ; Clara Cerise, chanteuse collabo qui se retrouve nue, une nuit, sur les berges de la Seine ; François Mobillard, l’évadé que la nature fraternelle et complice prend par la main pour le conduire vers la liberté et la mort ; Madeleine Robert qui, avant d’être déportée, aimait Fernand, lequel était aimé aussi d’un certain Émile ; Gertrude, la petite Alsacienne, qui n’a pas de sapin de Noël parce que la forêt est minée ; Jojo de la Bastille, qui vole la place d’un autre, dans une évasion ; Monsieur Chesne qui, à l’heure de la mort, se trouve rejeté de sa femme à sa maîtresse, et de sa maîtresse à sa femme ; et l’inconnue, qui profite d’un jour de brouillard, place de la Concorde, pour fuir l’auto conjugale ; et tant d’autres... ils n’ont rien de commun, en apparence. Mais l’air du temps les lie, les rend solidaires. À travers toutes ces histoires, passe l’Histoire. Ce soldat de 1940, qui trouve la mort en 1964, en voiture, on ne saurait imaginer de destin plus individuel. Pourtant, il appartient doublement à notre temps, celui de la destruction, et celui de la consommation. Ces vies, qui sont un écho des nôtres, sont racontées avec la verve et la sensibilité de Jean-Louis Bory.

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