Les représentations de l'homosexualité dans les littératures francophones contemporaines : entre insultes, silence, transvaluation et sexualité. Analyse de 'Le Flamant noir' (Berthrand Nguyen Matoko), '39 rue de Berne' (Max Lobe), 'Chuchote pas trop' et 'Portrait d'une jeune artiste de Bona Mbella' (Frieda Ekotto) et 'La Fête des masques' et 'Al Capone le Malien' (Sami Tchak). ; sous la direction de Dominique Lagorgette et de Claude Cavallero / Liria, Bakita Moussavou

Main Author: Bakita Moussavou, Liria, 1987-...., AuteurCoauthor: Lagorgette, Dominique, Directeur de thèse;Cavallero, Claude, 1957-...., Directeur de thèse;Chanay, Hugues de, 1965-....;Fonkoua, Romuald, 1961-....;Mbondobari, Sylvère, 1969-...., Membre du juryCorporate Author (Coauthor): Universit�e Grenoble Alpes, 2020-...., 295;�Ecole doctorale langues, litt�eratures et sciences humaines, Grenoble, 996;Laboratoire Langages, litt�eratures, soci�et�es, Chambéry, 981Language: français ; of summary, français ; of summary, anglais.Country: France.Publication: Dewey: 808.8Classification: Abstract: En choisissant de travailler sur les représentations de l’homosexualité dans les pays francophones d’Afrique subsaharienne, nous poursuivions trois objectifs à portée de main. S’insurgeant contre le silence de plusieurs universitaires dudit continent à aborder la thématique de l’homosexualité dans leurs travaux scientifiques, faire de celle-ci notre réflexion s’est donc imposé à nous de façon impérative. En effet, notre premier objectif (épistémologique) était de s’intéresser à cette thématique qui demeure encore un champ quasi inexploré et inexploité en littérature en milieux francophones d’Afrique afin de réfléchir sur les problématiques que soulève cette sexualité si prégnante aujourd’hui. En d’autres termes, le désintéressement ou le manque d’intérêt du plus grand nombre a produit en nous un effet sans doute doublé et dont l’aboutissement de ce travail peut prétendre être l’écho. Signalons que si les œuvres de fictions abondent il n’en est pas ainsi des travaux scientifiques sur le sujet. L’autre but visé, cette fois-ci pragmatique, consistait à infirmer l’idée selon laquelle l’homosexualité serait une sexualité exogène à l’Afrique. Une conception qui rend plus mal à l’aise les personnes homosexuelles qui se sentent mises à part à cause de leur sexualité. Comme nous l’avons amplement montré à la lumière des travaux de Charles Gueboguo, l’homosexualité est transculturelle et donc elle a toujours existé au sein de plusieurs peuples africains. En revanche, son questionnement actuel n’est pas celui que connurent les sociétés passées. Les mœurs changent avec le temps, les hommes y compris. C’est donc une conviction pour nous de (re)donner l’estime de soi, la confiance et la considération à ces personnes marginalisées sexuellement et/ou identitairement. Ce faisant, nous avons mis l’accent sur l’acceptation, l’affirmation et la représentation de soi, de son homosexualité. Le dernier objectif est beaucoup plus personnel et il voudrait satisfaire une curiosité intellectuelle. Pourquoi cette sexualité suscite-t-elle autant de débats de nos jours, divise-t-elle des familles ou des foyers dans certains pays, pourtant si insignifiante dans l’Antiquité grecque ? L’homosexualité est-elle seulement un acte sexuel entre deux ou plusieurs personnes de même sexe ou va-t-elle au-delà de la génitalité ? Des interrogations que nos nombreuses lectures et surtout nos analyses ont permis de comprendre autrement qu’avec un regard judicateur ou une attitude intolérante envers les personnes homosexuelles.; By choosing to work on representations of homosexuality in French-speaking sub-Saharan African countries, we pursued three goals at our fingertips. Insurgency against the silence of several African scholars to address the theme of homosexuality in their scientific work, to make it our reflection has therefore imposed itself on us imperatively. Indeed, our first objective (epistemological) was to take an interest in this theme, which still remains an almost unexplored and untapped field of literature in French-speaking Africa, in order to reflect on the issues raised by this highly pregnant sexuality today. In other words, the disinterest or the lack of interest of a large number (of scholars) has undoubtedly drove in us an extra motivation whose result of this work can claim to be the echo. It should be noted that while fiction works abound, this is not the case for scientific work on the subject. The other aim, this time pragmatic, was to refute the idea that homosexuality is an exogenous sexuality to Africa. An idea that makes gay people more uncomfortable and feel apart because of their sexuality. As we have amply demonstrated in the light of Charles Guebogo's work, homosexuality is transcultural and therefore it has always existed among many African peoples. However, its current questioning is not that of past societies. Morals change with time, including men. It is therefore a conviction for us to (re)store self-esteem, trust and consideration to those people who are marginalized because of their sexual orientation. In doing so, we have emphasized acceptance, affirmation and self-representation of one's homosexuality. The last goal is much more personal and it aims at satisfying an intellectual curiosity. Why does this sexuality arouse so much debate these days, divide families or homes in some countries, yet so insignificant in Greek antiquity? Is homosexuality only a sexual act between two or more people of the same sex or does it go beyond genitality? Queries that our many readings and above all our analyzes have allowed to understand otherwise than with a look judge or intolerant attitude towards homosexuals..Thesis: .Subject - Topical Name: Silence | Injures | Homosexualit�e -- Dans la litt�erature Subject - Form: Th�eses et �ecrits acad�emiques Subject: Insultes | Transvaluation | (homo)sexualité Online Resources:Accès au texte intégral | Click here to access online | Click here to access online List(s) this item appears in: Travaux universitaires
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Ecole(s) Doctorale(s) : Ecole doctorale langues, littératures et sciences humaines (Grenoble)

Partenaire(s) de recherche : Laboratoire Langages, littératures, sociétés (Chambéry) (Laboratoire)

Autre(s) contribution(s) : Hugues de Chanay (Président du jury) ; Sylvère Mbondobari (Membre(s) du jury) ; Hugues de Chanay, Romuald Fonkoua (Rapporteur(s))

Thèse de doctorat Lettres et arts spécialité littérature générale et comparée Université Grenoble Alpes 2020

En choisissant de travailler sur les représentations de l’homosexualité dans les pays francophones d’Afrique subsaharienne, nous poursuivions trois objectifs à portée de main. S’insurgeant contre le silence de plusieurs universitaires dudit continent à aborder la thématique de l’homosexualité dans leurs travaux scientifiques, faire de celle-ci notre réflexion s’est donc imposé à nous de façon impérative. En effet, notre premier objectif (épistémologique) était de s’intéresser à cette thématique qui demeure encore un champ quasi inexploré et inexploité en littérature en milieux francophones d’Afrique afin de réfléchir sur les problématiques que soulève cette sexualité si prégnante aujourd’hui. En d’autres termes, le désintéressement ou le manque d’intérêt du plus grand nombre a produit en nous un effet sans doute doublé et dont l’aboutissement de ce travail peut prétendre être l’écho. Signalons que si les œuvres de fictions abondent il n’en est pas ainsi des travaux scientifiques sur le sujet. L’autre but visé, cette fois-ci pragmatique, consistait à infirmer l’idée selon laquelle l’homosexualité serait une sexualité exogène à l’Afrique. Une conception qui rend plus mal à l’aise les personnes homosexuelles qui se sentent mises à part à cause de leur sexualité. Comme nous l’avons amplement montré à la lumière des travaux de Charles Gueboguo, l’homosexualité est transculturelle et donc elle a toujours existé au sein de plusieurs peuples africains. En revanche, son questionnement actuel n’est pas celui que connurent les sociétés passées. Les mœurs changent avec le temps, les hommes y compris. C’est donc une conviction pour nous de (re)donner l’estime de soi, la confiance et la considération à ces personnes marginalisées sexuellement et/ou identitairement. Ce faisant, nous avons mis l’accent sur l’acceptation, l’affirmation et la représentation de soi, de son homosexualité. Le dernier objectif est beaucoup plus personnel et il voudrait satisfaire une curiosité intellectuelle. Pourquoi cette sexualité suscite-t-elle autant de débats de nos jours, divise-t-elle des familles ou des foyers dans certains pays, pourtant si insignifiante dans l’Antiquité grecque ? L’homosexualité est-elle seulement un acte sexuel entre deux ou plusieurs personnes de même sexe ou va-t-elle au-delà de la génitalité ? Des interrogations que nos nombreuses lectures et surtout nos analyses ont permis de comprendre autrement qu’avec un regard judicateur ou une attitude intolérante envers les personnes homosexuelles.

By choosing to work on representations of homosexuality in French-speaking sub-Saharan African countries, we pursued three goals at our fingertips. Insurgency against the silence of several African scholars to address the theme of homosexuality in their scientific work, to make it our reflection has therefore imposed itself on us imperatively. Indeed, our first objective (epistemological) was to take an interest in this theme, which still remains an almost unexplored and untapped field of literature in French-speaking Africa, in order to reflect on the issues raised by this highly pregnant sexuality today. In other words, the disinterest or the lack of interest of a large number (of scholars) has undoubtedly drove in us an extra motivation whose result of this work can claim to be the echo. It should be noted that while fiction works abound, this is not the case for scientific work on the subject. The other aim, this time pragmatic, was to refute the idea that homosexuality is an exogenous sexuality to Africa. An idea that makes gay people more uncomfortable and feel apart because of their sexuality. As we have amply demonstrated in the light of Charles Guebogo's work, homosexuality is transcultural and therefore it has always existed among many African peoples. However, its current questioning is not that of past societies. Morals change with time, including men. It is therefore a conviction for us to (re)store self-esteem, trust and consideration to those people who are marginalized because of their sexual orientation. In doing so, we have emphasized acceptance, affirmation and self-representation of one's homosexuality. The last goal is much more personal and it aims at satisfying an intellectual curiosity. Why does this sexuality arouse so much debate these days, divide families or homes in some countries, yet so insignificant in Greek antiquity? Is homosexuality only a sexual act between two or more people of the same sex or does it go beyond genitality? Queries that our many readings and above all our analyzes have allowed to understand otherwise than with a look judge or intolerant attitude towards homosexuals.

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